Le sujet n'a pas préoccupé les joueurs parisiens cette semaine. Ou alors pas de manière obnubilante. L'actualité du club, en cette période de matchs internationaux, a été animée par la rumeur de contacts avec Didier Deschamps pour remplacer Paul Le Guen. Pourtant, la possible grève menée par leur syndicat, l'UNFP, est prévue dans deux semaines.
Un week-end au cours duquel ils doivent se déplacer à Marseille.
Pour l'instant, aucune position n'est arrêtée dans le vestiaire parisien. « On n'en a pas trop discuté entre nous, confirme Grégory Bourillon. On va le faire et on adoptera une position commune. » Sammy Traoré, l'un des deux représentants du syndicat des joueurs au PSG ( NDLR : avec Jérôme Rothen) , va plus loin : « Il faut que l'on se voie tous ensemble. Lorsque Philippe Piat et Sylvain Kastendeuch (NDLR : les deux coprésidents de l'UNFP) sont venus au camp des Loges, tout le monde n'était pas présent. Il est important d'être solidaires. Si la majorité est pour la grève, on la fera. Sinon, on renoncera. »
Rencontre avec Charles Villeneuve
Parmi les coéquipiers de Claude Makelele, beaucoup souhaitent encore s'informer sur la réforme désirée par les présidents de clubs. « La grève ? C'est un peu compliqué. Il y a des gens plus compétents que moi pour en parler », botte en touche Guillaume Hoarau. « Il est nécessaire d'avoir tous les éléments avant de prendre une décision, poursuit Mickaël Landreau. J'ai dit que j'étais solidaire de l'UNFP mais je veux aussi connaître le point de vue des présidents de clubs pour trancher ensuite. »
Il y a quelques jours, Charles Villeneuve avait critiqué la menace de grève. « Les joueurs sont trompés par un discours de propagande, il faut les informer sur la réalité des droits et des devoirs des présidents de clubs », avait tonné le patron parisien. Il a prévu de rencontrer ses troupes en début de semaine pour leur exposer la position de l'UCPF, le syndicat des présidents de L 1 et L 2. Giuly et compagnie auront alors connaissance des différentes positions et pourront se décider.