La défaite contre Toulouse mercredi au Parc a marqué les esprits. De quoi sont vraiment capables les Parisiens cette saison ?
Le déplacement à Nice devrait livrer une nouvelle indication sur leur potentiel.
Après son déplacement à Nice, invaincu jusqu'à présent à domicile (deux victoires, trois nuls), le PSG disposera de sept jours sans jouer, une sorte de luxe au sein de ce calendrier bizarrement pensé avec sa rafale de matchs juste avant le retour des compétitions européennes. Mais avant « les vacances » et la réception de Lille, le 9 novembre, il y a donc Nice que Paris devance d'un point et de deux places au classement.
Les Aiglons, où Bordeaux lésé par l'arbitrage n'a pas réussi à s'imposer la semaine dernière (2-2), vont enfin révéler ce que les hommes de Paul Le Guen ont dans le ventre.
Héros à Marseille (victoire 4-2), pas zéros contre Toulouse (défaite 1-0) mais sans idée et sans ressource, ils vont livrer une nouvelle indication sur leur potentiel. Dans ce championnat où Lyon et Bordeaux sont au-dessus, le reste de la hiérarchie est plus flou, comme l'a justement relevé hier l'entraîneur parisien. Paris se cherche encore, et notamment sa place. Ses limites sont criantes une défense friable, victime de sautes de concentration, capable d'erreurs grossières , ses qualités existent et explosent par intermittence un Hoarau buteur, un Luyindula revanchard, un Sessegnon percutant, notamment. Le PSG ressemble de temps en temps à une équipe, avec un collectif et une idée directrice. Parfois non, et alors elle se désunit. C'est une formation qui peut terminer à une place qualificative pour la Ligue des champions comme disparaître dans la seconde partie du classement. Mais c'est le moment de savoir. A la fin de l'horrible saison dernière, les joueurs disaient que c'est en octobre-novembre 2007 qu'ils ont compris qu'ils joueraient le maintien. C'est peut-être à l'automne 2008 qu'ils vont savoir à quoi ressemblera leur printemps 2009.
S'imaginer troisième de Ligue1, la première place « accessible » dans le championnat des équipes normales, c'est-à-dire celles sans génie (Lyon a Benzema, Bordeaux Gourcuff), est un droit auquel le PSG peut donc rêver. En revanche, une semaine à deux matchs et aucun point lèverait à sa manière le voile sur les possibilités du club de la capitale: moyen, tout juste moyen, voire médiocre.
« Je compte sur leur esprit compétiteur »
Paul Le Guen ne changera pas son système un 4-3-3 avec lequel il veut stabiliser l'équipe mais s'accordera quelques « aménagements » car « il ne faut pas faire tourner pour faire tourner». Fatigués devant Toulouse, les Parisiens le seront sûrement encore à Nice mais Paul Le Guen joue sur un autre ressort pour espérer vaincre au Ray: « Je compte sur leur esprit compétiteur et leur orgueil. » Le technicien parle encore « d'esprit de lutte», de « qualités de combattants» pour « repartir conquérant». C'est que Nice aligne de « solides attaquants», dit-il avant d'évoquer une victoire à l'extérieur où le PSG n'est pas forcément mal à l'aise: une victoire à Caen (0-1) et Marseille (4-2) en Ligue 1, une autre à Monaco en Coupe de la Ligue (1-0). Marseille, Monaco, Nice : le PSG peut s'offrir une réputation de terreur sudiste.
SOURCE: Leparisien.fr